TAKERBOUST HOMMES ,HISTOIRE ,IMAGES ET SENSATIONS

Dimanche, Septembre 5, 2010


NEWS DU VILLAGE

Archive



Takerboust Dans l'Histoire


Made in Takerboust


Art et Artistes


Tafsut


Les Figues de Mon Village
Amerrah
Randonnée

Photos d'Autres villages

 







VISITEURS
Utilisateurs en ligne: 3
compteur de visite  compteur gratuit

Le site de Takerboust
Dans 58 pays

saha ramdhan nwen
Locations of visitors to this page




Ikache Tahar

Agred taghatik gher ujema3 t3assedh dalak tyesawet
Empêcher la sêlection du texte


citation du jour


Recherche personnalisée

Takerboust dans l'histoire
www.radionumydia.com

cliquez sur le logo pour écouter la radio

Le projet de takerboust de demain en marche

Merci les jeunes du cartier tajmaat et la famille zerirgui Boussad

à Qui le tour ?

A quoi sert une pierre? Les 3 Portes de la Sagesse  Un ami véritable  L'arbre A Réaliser Des Souhaits  La femme parfaite L'illumination de Michel Ange La file indienne L'annonce de Démosthène Souvenir de guerre Les 3 pommes‏ Quel est votre "sentiment de sécurité" Le cric L'histoire du cordon violet‏ L'ile aux sentiments Le petit garçon et les ballons‏ Pensez-y à 2 fois La mort du responsable‏ L'homme perdu dans le désert‏ Leçon de vie‏ L'oeil qui vous suit partout La brique‏ La bible et la voiture de sport Savez-vous nager ? ‏ La jarre abimée L’existence du Dieu  Le thé contre l'épée Vaincre ou gagner? Ce n'est pas ma faute!‏ L'amitié n'est pas gratuite, elle se mérite... L’écho, une leçon de vie Comment Astrid m'a dit au revoir J'en ai marre qu'on me promette des millions  Croyez vous au destin ?  Remettez-vous votre vie entre les mains de la raison   La ruée vers l'or  Est-ce que ceux qui travaillent plus sont plus efficaces? Que faire quand un malade souffre horriblement et qu'on n'a plus de morphine? Comment il a survécu aux pires des tortures La seule chose que le Metropolitan Opera a emportée avec eux, c'est leur piano! Le jour où j'ai failli mourir noyé. Avez-vous une mission dans la vie? Avez-vous envie de devenir le meilleur? Regardez comment faire:‏

Takerboust dans l’histoire

Introduction:

Tout discours sur le passé ne peut plaire à toutes les sensibilités, et parfois peut heurter même les sentiments. Mais taire tous ceux qui osent raviver le passé, ne fera que sombrer ce passé de plus en plus. Notre village n'est pas sans histoire, mais l'Histoire en a fait ainsi. Les premiers n'écrivaient pas, la génération d'après ne savait pas, celle d'aujourd'hui va écrire… elle doit écrire. Nous allons écrire!

Nous ne voulons que laisser trace aux générations futures de ce que leurs ancêtres ont fait, comment vivaient-ils, et qui sont-ils…

Définition, des origines à Tizi n Llexmiss.

Etendue sur les flancs d'une colline comme beaucoup de villages kabyles,

Takerboust est l’un des plus grands en superficie. Sa population avoisine à présent les 15000 habitants. Il est situé à l’est du mont le plus culminant Tamgutt ou Lala Khedidja (2308 m d’alt.). Sur le flanc sud-est du Djurdjura, il s’étend de parts et d’autres de la colline qui portait jadis le nom de Tizi-Lexmiss à 53 km au nord du chef lieu de la wilaya de Tubirets (Bouira). Et une soixantaine de kilomètres, sur la route nationale N° 15, le sépare de Tizi-ouzou. Takerboust domine une grande partie de la vallée de la soummam.

Devenue chef lieu de la commune Aghbalou, après le découpage administratif de 1984, qui compte les villages: Selloum, à l'ouest, Ivehlal, Ighil u Chekrid à l'est, et At Hamdoun au sud-est.

L’appellation « Taqervust» est sujette à plusieurs interprétations. Pour l'interprétation selon le sens arabe, ou le terme vient du mot «EL QERBUSSE » qui signifie l’avant d’une selle « taqerut t’varda »…, a été donné, vraisemblablement, à cause de sa position sur la colline. Il est vrai que lorsqu’on regarde la position géologique que forme le terrain on peut la comparer à l’avant d’une selle de cheval. La deuxième interprétation, qui est fort admissible, est que le mot « Taqervust » vient tout directement du sens que lui donnaient les premiers occupants du lieu : At qervust ou « ceux de Taqervust ».

La spéculation dans les deux cas se constitue sur la transcription du mot. Entre ceux qui, prennent le mot TAQERBOUST et ceux qui écrivent TAQERBOUZT

« Si la première est proche du sens arabe, c'est parce que le "z" suivit de "t" peut être comme un "s". Comme on peut voir que le nom de taqerbouzt dérive de Agherbaze, agherbouse, et plus encore des fois axerbac ou axerbic. Qui veulent dire "école". Sachant que beaucoup de tribus prononcent différemment le "Gh" comme "q" (ق), et vis versa. Comme pour le "q" en Gue" et "k" et "a"…….chose qui nous pousse à déduire la base de la différence entre les deux interprétations. Notre village porte la transcription de TAKERBOUZT dans quelques documents français, un village situé à Tablat porte le nom de TAKERBOUST, et une localité dans l'Oranie porte le nom de GHERBOUSSA…. ».

En remontant l'histoire on peut trouver les deux Takerboust, celle de M'sila au temps des Beni Hammad. Il subsiste aujourd'hui des ruines dans les montagnes dites montagnes des Grabissa (At qerboust), que les hammadite avaient laissé au début du 11e siècle ap. j.c. pour s'implanter à la qalaa des Beni Abbas. Ici même en retrouve un lieu de ruines qui porte le nom de Takerboust. On rapportait que les premiers takerboustois étaient tous venus de la Qalaa n’ath abbas. Quelques uns des ath Kaci, originaire  de Tamda de la grande Kabylie, rejoignirent les Mokrani de ath Abbas après rapprochement et alliance entre eux. Et à partir de là ont été de ceux qui se sont déplacés vers Taqervust u fella. (Quelques sources, en l’occurrence une émission de Madjid Nait Belkacem de la chaîne 2 dans les années 90 a permis à un intervenant de dire ceci, je cite : « les pionniers de Taqervust u fella étaient des gens placés sur ce lieu par le roi de la qalaa des Ath Abbas pour surveiller les mouvements des troupes turques qui sévissaient alors et donner le signal en allumant des feux pour prévenir les habitants de la qalaa de leurs déplacements », fin de citation. Mais cette hypothèse est loin d’être fiable, pour la simple raison que le village de Taqervust u fella existait déjà bien avant la régence turque). Ceci, juste pour donner un aperçu, quant au mot Taqervust, sur le plan historique, qui provenait des gens qui se sont implantés sur les lieux et qui sont originaires de Taqervust de la qalaa des ath Abbas à qui on a donné l’appellation de « At qervust ».

Les premiers Takerboustois qui eurent élu leur campement en ce lieu qui deviendra plus tard Taqervust u fella, avaient pour voisins plusieurs aarchs. Il est important de les citer : Les ath Itttahar, constitués de plus de dix villages ; Tarmoult, Lemnacer, Dehmane, Vouzebane….les ruines témoignent encore du passé des Ath Ittahar, un aarch, dit-on, très particulier.

Au sud ouest, le Roitelet de Vaaruch, connu sous le nom de Selloum. Sa force militaire redoutable, força Amar ul qadi de Koukou, à pactiser avec lui. Son roitelet s'étendit entre Tiksighidéne, Thizoughar, jusqu’à Taghbbert (cimetière actuel du village). Au sud-est Ath Hemdoun de sidi L’Hadi. Un grand marabout qui tenait une zawiya. A l’est les Ath Mlikec (Ath Melikech). Tous ses villages ou aarchs furent les voisins des takerboustois pendant qu’ils occupaient encore le lieu dit : Taqervust u fella qu’ils abandonneront plus tard à cause de l’hostilité de l’environnement.

Le décampement vers Tizi n’Llexmiss.

Les takerboustois, sur cette colline dont l'altitude dépasse les 1200 m, ne pouvaient résister aux rudesses des hivers dont ont payé les ath Ittahar le tribut. De l'autre coté les menaces et les agressivités des ath Melikech, à qui ils interdisaient toute relation, car, venus de l'autre rive de la Soummam pour partager avec eux leur espace vital qui pourrait être plus grands, à savoir: champs, pâturages etc.… Ils subirent plusieurs assauts de ces derniers et des ath Mislayene. Alors que sidi M’hend u Malek, marabout du village, étant fort âgé ne pouvant plus assumer son rôle de médiateur entre les protagonistes, sollicita l’aide de Sidi L'Hadi de ath Hamdoun qui envoya un de ses "Taleb", jeune disciple, intelligent, jouissant du respect des autres marabouts. Il vint rejoindre les Takerboustois à Taqerbust u fella, on raconta que le marabout Sidi Youssef  a conduit les takerboustois qui descendirent vers un lieu moins hostile, sous son assurance et sa protection. On raconta aussi, « que ce saint homme, sur sa jument suivi jusqu'à Thaghebbart, où la jument s'arrêta. Là, il signifia aux takerboustois la limite ouest de leur territoire ».

Le destin des Ath Ittahar.

(à quelque chose malheur est bon).


On racontait que l'aarch n ath Ittahar fut décimé au terme d'une perturbation climatique qui dura plusieurs jours: Tout saccagé par le vent et la pluie, les ath Ittahar n'avaient qu'à se disperser. Et quitter les lieux, laissant tous derrière eux.

Alors que d'autres récits argumentaient l'événement par le sort jeté par sidi Ali u Bounab sur la population de ce aarch.

« Lors d'une zzerda ou festoiement de ce aarch, passa sidi Ali u Bounab, les gens au lieu de l'inviter à manger, l'ont forcé à danser.

Sidi Ali Bounab se sentit offensé et humilié, fit quelques pas en plantant son gourdin dans le sol, en leur demandant plusieurs fois:

Est ce que c'est bien planté ?

Alors ils répondirent tous que c'est bien fixe.

Et ce, à trois reprises qu’il leur posa la même question et ils répondirent de la même façon. A son tour il proféra: " Il vous arrivera pareil aux fèves sur une planche, qui roulera disparaîtra à jamais". Ad kw n idje3l rebbi am ibawen ghef ellouh win igrarben segwen adiruh! On raconta que quelques jours après commença le déluge….. »

On croit que ces événements se sont produits au 15ème siècle. C'est-à-dire au moment où les takerboustois sont à Tizi Llexmiss.

A l'issue de cette catastrophe jaillit le conflit entre les tribus qui peuplaient ces lieux.

- A qui reviendrait l'espace qu'occupaient les ath Ittahar?

Les Ath Mlikech, grand Aarch et les ath Mislayene voisins de l'autre versant, ou les takerboustois. Le conflit avec les ath Mislayene, bien que les deux parties on perdu beaucoup en âmes, connut la fin heureuse grâce à un mufti de Tassaft u guemmoun qui donna gain de cause, et droit sur le territoire des ath Ittahar pour les takerboustois.

« Mais, pour protéger le village des assauts des ath mlikech, sidi youssef eut la sagesse de bâtir sa demeure au nord est du village, aujourd'hui connu sous le nom l'hara nnath sidi youssef, et défendit à tout le monde de bâtir à l'est de sa demeure. "Malheur à qui osera bâtir à l'est de tazrouts n’sidi youcef".

Rabah n’at Ouaali était le premier à sortir et bâtit sa maison à Nezla ou Tinsaouine. On croyait que la mort de ce paysan fut un châtiment, pour avoir braver l'ordre de sidi youcef…… ».

Pour les originaires de Taqerboust u fella, vieilles tombes et vieux cimetières jonchent les alentour de sidi M’hend u Malek à Taqerboust u fella, Sidi Boukhlef à Madhidh, Ij n Dehmane, Tazruts 3iqla, et autres.

Les fosses funèbres collectives ont été trouvées dans plusieurs lieux, attestant la réalité historique de ce qu’à subit le village en assauts et carnages des tribus rivales. Comme les ossements déterrés à Aguelmim des Inedjarene, ceux de Thala Issellane…et Deffir y Ighil. Il est à noter que le village a été complètement détruit deux fois dans son histoire, et que c'est Ath Cherfa qui avait donné refuge à la population jusqu'à la fin des hostilités, et tout le monde revint pour reconstruire de nouveau le village.

On racontait que derrière ces hostilités, et la rivalité, certains sont allés prêcher auprès des Ath M'likech et Ath Mislayene, afin de livrer une razzia, une guerre sainte et un djihad contre les Ath Tqerboust. Et dirent que ces gens ont immolé un sanglier le jour de l'achoura. Bonne cause et prétexte utiles, pour anéantir tout les gens du village.

Les ath M'likech et les Ath Mislayene surprirent le village de nuit. Les gardiens virent l'ennemi approcher des deux portes opposées, celle du nord et celle donnant sur Azrib n'tala. On jugeait sage d'ouvrir la deuxième, étant donné que les ath Mislayene ne feraient pas aussi de mal aux vieux et femmes…..mais ce qui se passa fut tout à fait le contraire. Qu’elle fut la surprise lorsqu’on découvrit l'hécatombe de Thala Issellane. Dieu seul sait ce qu'ont fait les Ath Mlikech.!!!

Agglomérat de Taqerboust.

La muraille, les portes et les familles

Enfin un village naquit sur les flancs de Tizi Llexmiss. Un col en contrebas de Taqervust u fella portant quelques ressemblances avec le lieu abandonné mais beaucoup plus vaste et moins hostile que le lieu précèdent. On le nomma Taqervust « Taqervust Tajdhitt » pour le distinguer de Taqervust Taqdimt ou Taqervust u fella.

Les habitants du village actuel (Taqervust egw assa) sont venus de plusieurs régions de Ath Heggoun, Summer, Tirourda, Ath Mislayene, Illoulene, pour ne citer que ceux là. Les 75 foyers qui constituèrent le premier noyau du village se disposèrent selon leurs liens de parenté ou plutôt autour de la mosquée (ldjama3 u fella).

Malgré l'entente et la convivialité, les quartiers se gardaient toujours envers chacun d'eux. On partageait le village en Idchirène (quartiers) de façon à ce que tout le monde avait le droit d'accès vers la mosquée. Tout prés de la mosquée tajmae3t qui réunissait tous les villageois qu’on surnomma « Tajmaht tamqerent », car, il existait aussi « Tajmaet tamejtouht » réservée pour les ath Ittahar. Par respect à ces gens qui sont désormais du village de Takerboust.

La période du XIXe siècle, et probablement, bien avant, a vu l’arrivée d’autres familles de différents bourgs voisins venues s’installer dans le village et devenues Takerboustois à part entière grâce à une coutume dont on a l’habitude de l’entendre de nos vieux. Cette coutume revient à nos premiers ancêtres qui, de commun accord ont décidé de déclarer d’une manière officielle ; que « tout étranger ayant passé une nuit au village, se réveillera le lendemain Takerboustois » et de ce fait, se verra en possession des ses droits et responsabilités envers le village comme tous les habitants. Il est impliqué dans de différentes activités et traditions dont le village eut à avoir ; telle : Timechret, Tiwizi, Anejmu3 (rassemblement au cimetière en cas de décès) et à tout ce qui se rapporte à l’intérêt général etc.… «  On accorde cette déclaration à sidi Youssef pour l’avoir proclamer devant tous les villageois de l’époque pendant les premières années de leur arrivée à Tizi Llexmis ». Cette tradition demeure à nos jours où on voit de temps à autres des familles venant de différents horizons, s’installer au village.

En plus des familles venues agrandir le cercle villageois à longueur des décennies où le village ne cessait de s’accroître, on eut à apprendre qu’il y avait aussi des familles disparues (Neggrent). Comme les famille d'Imchehhed et Boutaghat… Toutefois, il faut savoir aussi que le village eu à connaître, en plus des guerres, des famines et de différentes épidémies telle que : la lèpre, la variole, le typhus etc.……où presque des familles entière ont été décimées. Ce qui explique peut être la disparition de certaines familles ou le peu de membres qu’ils en restent à d’autre aujourd’hui.

Les maisons se succédaient et se disposaient selon les liens de parenté, ou familiaux. On racontait, qu'une muraille protégeait le village, munies de trois grandes portes gardées. Elles sont fermées à chaque tombée de la nuit, pour s'ouvrir chaque matin.

La porte ouest, Taggourth u Malou, qui communiquait, peut être avec Azrib n tala…. Qui pourrait se situer non loin de Azendjar n Tchiha. La deuxième au nord, se situe à Azrou après la demeure de Sidi Youssef. La troisième, à proximité de Thighilt ath Chiva.

L'alimentation en eau potable, se fait à partir des sources comme: Thala Issellane, Thala 3ebdoune, les linges sont lavés à la rivière comme Thamda n ssavoune, Assif u fella ou à Aghournize et Ihechchadhene.

En plus du conduit ramené du haut de la rivière qui traversait le village pour irriguer les champs et les potagers……etc. (Tharga n Taddart).

Le village n'a connu les fontaines qu'avec l'avénement de l'administration coloniale. On construisit alors les fontaines de N'tejma3t, celle d'azrou, celle de la tour et thighilt inourar, celle de ath guettaf. Et la fontaine de timeqbert.

Et enfin, l’extension dans l’habitat ne cessait de s’accroître de plus en plus. De nouveaux quartiers (tidchirin) naissaient dans le village. Entre autre ; Thighilt Inourar, Tazruts n Elgherdh, Tiguemmiwin…etc.

En 1871, quand fut déclenchée l’insurrection de Chikh el mokrani, les takerboustois enviaient beaucoup à leurs cousin, qui se rapprocha des Ath m’likech, mais finirent quand même par rejoindre l’armée du Bachagha El-Mokrani et soutinrent fermement la revolte en participant par un Moudjahid pour chaque famille. L’histoire retient toujours les noms des takerboustois déportés en Calédonie française, tel que Mohand ath Mokrane et certainement d’autres.

Dans ce tumulte on eut aussi à connaître l’héroïque rôle qu’avait joué la non moins célèbre femme du village ; Adada u Lefsih. Née au 19ème siècle, connue pour sa poésie guerrière, accompagnait les soldats en les encourageant avec ses isefra. Les moins audacieux, elle les marquait par derrière avec de la chaux en leur lançant des sobriquets et sa célèbre raillerie « lekhlas ar temkvust ».

Après l'insurrection d’El-Mokrani, la reddition et la fin des résistances, l'administration française a déchu les ath Moqrane, donna gouvernance à une personne qui fut el Hedjadj de taqerboust. Strict rigoureux, et ferme. Il fit régner sa loi, personne n'eut échappé à sa main de fer, et à ses corvées et châtiments…il fut le premier à avoir incarcéré les gens qui piétinent sur la loi……une petite chambre, Taghurfets à laquelle en y accède par échelle mobile, en guise de prison….

En ce moment tous enviaient les Ath mokrane, qui gardaient l'influence et l'autorité. Les saisons des labours s'annoncent de par les Ath mokrane. Un riche parmi les familles marabout jugea caduque cette tradition, et bafoua la loi. Lamine du village, Da l3erbi n ath mokrane et tajma3t décidèrent de boycotter cet homme.

Connut pour sa célèbre phrase: "ala! ala! Nennad, agharef i3edda!" rejetant tout compromis avec celui qui a osé bravé les traditions.

Tazruts n lgherdh

(Rocher de tirs)

Ce nom, que la majorité des jeunes ne connaît pas. On racontait que c'est un rocher sur lequel on posait la cible de tir aux fusils. Les cavaliers ou les fantassins, prenaient la course depuis Azrib Imoula pour s'entraîner au tir à la cible posée sur ce rocher. Chose qui laisse comprendre, que les takerboustois étaient aussi des cavaliers, et soldats toujours prêts pour défendre l'honneur du village, de n'importe quel envahisseur. Le lieu dit Ighil n wagmarene (la colline des cavaliers) appuie cette théorie, que les ancêtres entretenaient bien une armée de cavalerie.

Cornane.

Quand l'administration française désigna un garde champêtre du nom de Cornane, on interdisait aux paysans, fellah, berger d'user du bois, ou paître leurs troupeaux dans les forêts, ce qui ne plut pas à l'ensemble des villageois, mais terrassés par les déportations les tortures au fort de Ath Mensour, personne ne fit rien.

Un jeune homme des ath ou3rabe, surpris plusieurs fois par ce garde champêtre. Ce dernier ne cessait de l’en empêcher. L’Mouloud n ath wa3rab décida un jour de mettre un terme aux agissements de ce commis des colons.

Un jour, lui seul, mena son troupeau dans cette zone frappée d'interdiction. Le garde champêtre, apercevant le même hors la loi, s'en est approché pour lui signifier une contravention, mais L'mulud épaula son fusil dissimulé dans son burnous, à bout portant, tua cet étranger venus d'Espagne dit-on, et jeta son corps dans un ravin.

Les gens eurent beaucoup peur pour l'absence inhabituelle de leur bourreau de la répression coloniale. Tout le village partit chercher et savoir ce qui pourrait lui arriver. Le tueur fut parmi eux. Au grand étonnement, on le trouva mort, dans un ravin…..Quelqu'un parmi le groupe annonça: ceci ne put être que l'œuvre de……!Le brave répondit: nous étions deux, toi et moi.

Aussitôt, l'administration coloniale de bordj ath Mensour renseignée, en dépêcha sur les lieux ses forces pour récupérer le corps et ramené les deux Takerboustois les juger et exécuter.

Mais il se donna la mort de sa main, et refusa de s’offrir en spectacle au français. Il se pendit avec le fil de sa carpette.

Moutard et le début du mouvement politique

Dans le mouvements politique, sont connus: Moutard (Moulla Mohand Sa3id), Hocine Hammou (Hemmou u L’Houcine), Ould Ben Ali Larbi (L3erbi Iheddadene), Takhlicht Salem (Salem n ath 3ebdslam), Kourdache S3idh, Tazaghart Achour, Badji Tahar et tant d’autres (la liste est grande), qui ont introduit le nationalisme dans le village. Ils ont su, par leur intelligence et leur patriotisme, inculquer aux jeunes de l’époque l’esprit de bravoure et de militantisme de la cause nationale. Ils en ont fait de vaillants patriotes dont les noms restèrent à jamais inscrits en lettres d’or. Beaucoup excellèrent par leur courage et exploits durant la lutte armée. Pour exemple, nous citerons entre autres Melikechi Sa3id (Afdhiss) qui bravait les forces françaises sans peur ni crainte, Moulla hcene ben Arezki premier mobilisé dans l'ALN, Abbas Boukhelfa le tout premier des 100 chahid du village et tant d’autres sans aucune distinction. (Nous ne pouvons pas rapporter tous leurs noms ni leurs exploits dans cet espace restreint et de ce fait nous nous excusons auprès de tous les Takerboustois).

Avant de clore ce chapitre, nous citerons aussi Tamsaout Belqacem (Zerrouq) et Slimane Amirate, les deux leaders opposants au régime du groupe de oujda.

Takerboust post indépendance

Takerboust de l'Algérie indépendante, connut en 1967 une épidémie qui emporta en un mois plus de 57 vies humaines. En 1973, le maire Bousta Zoubir fit élargir la ruelle principale, aéra le village, et en 1975, fit bénéficier les habitants en l'électricité.

Bien que le village n'avait pas assez de lettrés avant l'indépendance, et que les gens refusaient de laisser leurs enfants aller à l'école coloniale, et préféraient les garder pour le travail des champs, la garde des troupeaux…etc. Bon nombre avait le C.E.P.: comme Badji Salah, Imessaoudene Aîssa, Yahmi 3emmar…etc. L'élite cultivée ne se résumait qu'en la personne de Messaoudi Amara: l'homme encyclopédie. Messaoudi Amara, grande figure, fut derrière les ouvrages comme tiqentart n’teghzouyt n’3li, tiqentart eg assif u fella (tiqenterth n butchamar) et le sanctuaire des martyrs (Timaeqbert n’chuhada). Les châteaux d'eaux et les fontaines publiques.

Le premier bachelier du village dans l'Algérie indépendante fut en 1970. Aujourd'hui, Taqerboust, chef lieu de la commune Aghbalou, possède 03 écoles primaires, un lycée, un CEM, une polyclinique, pharmacies, et plusieurs boutiques de tous genres. Boulangeries, cafeterias, salons de thé et cybercafés….la jeunesse compte beaucoup de diplômés universitaires, et beaucoup de talons dans la poésie, chansons, danse, théâtre, et sculpture…etc. mais qui demeurent non vus par les instances de l'état. Aucune infrastructure culturelle pour cette jeunesse talentueuse. Ni maison de jeune, ni bibliothèque ou infrastructure sportive digne de ce nom. Le seul stade que toute la commune possede se situe à des kilomètres du village et dans un état impraticable. Enfin, une jeunesse complètement abandonnée et laisser pour compte.

Les vestiges de la civilisation antique.

On ne finit de découvrir les vestiges des civilisations antiques ça et là. Et beaucoup de sites sont à ce jour inexplorés. Les vestiges de alma n milan, où on parlait de amder n’deheb: Une bordure de fontaine faite en or massif -disait on - des pierres taillées….etc. Ces vestiges ont dû être emportés par les igherbiyene. Parlait- on des français ?

(Nous reviendrons sur ces vestiges que compte Takerboust, et pour ce faire nous solliciterons des jeunes universitaires diplômés dans ce domaine afin de les repertorier et tenter d’en savoir encore plus.)

idée: Ikache Tahar

Ecrit par: Laouchedi Hamid

Revu et corrigé, par: Abed Hamid

Messaoudi Bessaou.

Allah ghaleb ……
Nous consacrons beaucoup d’imagination à chercher chez les autres ou dans une espèce de fatalité, la responsabilité de tout ce qui nous arrive ou ne va pas chez nous.
On entend à chaque coin de rue, dans les cafés, chez soi, partout « c’est a cause de ….ou de.. » Ou encore et surtout « allah ghaleb ».comment pouvoir évoluer, changer, si l’on parvient à se convaincre soi-même, que l’on n’y peut rien au nom du fatalisme ressemblant plus à de l’immobilisme et a de la paresse.
Le soir d’Algérie

Copyright (c)2008 http://www.takerboust.fr Anessuf yeswen gher w Asmel unsib n tadart taqerbust
Le site officiel de Takerboust