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Un ami veritable
Un ami ordinaire ne vous a jamais vu pleurer. Un véritable ami a eu les épaules humides de vos pleurs.
Un ami ordinaire ne connaît pas le prénom de vos parents. Un ami véritable a peut-être même leurs numéros de téléphone dans son carnet d'adresse.
Un ami ordinaire amène une bouteille de vin à votre fête. Un ami véritable vient avant pour vous donner un coup de main et après - pour vous aider à ranger.
Un ami ordinaire est contrarié que vous l'appeliez quand il est déjà au lit. Un ami véritable vous demande avec inquiétude pourquoi vous n'avez pas pu l'appeler avant.
Un ami ordinaire aime parler avec vous de vos problèmes. Un ami véritable aime vous aider à les résoudre.
Un ami ordinaire, lorsqu'il vous rend visite, se comporte en invité. Un ami véritable ouvre le frigo et se sert.
Un ami ordinaire pense que votre amitié est finie après que vous vous soyez querellé. Un ami véritable sait qu'une amitié se trempe dans une querelle et en ressort plus forte.
Un ami ordinaire s'attend à ce que vous soyez toujours là pour lui. Un ami véritable est toujours là pour vous.
Un ami véritable ? Celui qui reste à vos côtés lorsque tout le monde vous a abandonné.
Un ami...
A ime que vous lui disiez ce que vous ressentez B énit le jour où vous êtes rencontrés C alme vos craintes D onne sans attendre en retour E st toujours prêt à donner un coup de main
F ait une différence dans votre vie G arde ses amis dans son cœur H armonise vos pensées quand elles se bousculent I nvite ses amis à se connaître entre eux J ubile quand vous réussissez
K laxonne devant pour que vous passiez L it cette liste et pense à vous M aximise vos qualités N e juge jamais O ffre son support
P arle si on vous cache quelque chose Q uestionne vos certitudes R emonte votre moral S ait dire des choses sympas sur vous T éléphone juste pour dire "Comment ça va?"
U tilise les mots justes au bon moment V ous accepte tel que vous êtes W eek-end ou pas, il ne vous abandonne jamais X -trêmement indulgent, il pardonne vos erreurs Y a-Qu'à, il ne connaît pas, il agit Z éro problème, il vous aime!
Ceci est un test pour voir combien d'amis vous avez Passez-le à tous ceux que vous considérez comme des amis - ou que vous aimeriez avoir pour amis et voyez combien vous retournent ce message !!!
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"Un ami est quelqu'un avec qui je peux être sincère, quelqu'un devant qui je peux penser tout haut." Ralph Waldo Emerson

Les 3 Portes de la Sagesse
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.
"Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.
"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE".
"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.
Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas". "C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES". "C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.
Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses." "Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MEME". "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :
Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser."
"C'est bien," dit le Sage.
"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise." "C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait
"ACCEPTE-TOI TOI-MEME."
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."
"C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte."
A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut
"ACCEPTE LES AUTRES".
Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier. J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement." "C'est bien," dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut
"ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."
C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde." Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence".
Et le Vieil Homme disparut.

L'arbre A Realiser Des Souhaits
"Un voyageur très fatigué s'assit à l'ombre d'un arbre sans se douter qu'il venait de trouver un arbre magique, "l'Arbre à Réaliser des Souhaits".
Assis sur la terre dure, il pensa qu'il serait bien agréable de se retrouver dans un lit moelleux. Aussitôt, ce lit apparut à côté de lui.
Étonné, l'homme s'y installa en disant que le comble du bonheur serait atteint si une jeune fille venait masser ses jambes percluses. La jeune fille apparut et le massa très agréablement.
« J'ai faim, se dit l'homme, et manger en ce moment serait à coup sûr un délice. » Une table surgit, chargée de nourritures succulentes.
L'homme se régala. Il mangea et il but. La tête lui tournait un peu. Ses paupières, sous l'action du vin et de la fatigue, s'abaissaient. Il se laissa aller de tout son long sur le lit, en pensant encore aux merveilleux évènements de cette journée extraordinaire.
« Je vais dormir une heure ou deux, se dit-il. Le pire serait qu'un tigre passe par ici pendant que je dors. »
Un tigre surgit aussitot et le dévora."
Vous avez en vous un Arbre à souhait qui attend vos ordres.
Mais attention, il peut aussi réaliser vos pensées négatives et vos peurs. En tout cas, il peut être parasité par elles et se bloquer. C'est le mécanisme des soucis. ----------------
"L'archer est un modèle pour le sage. Quand il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même." Confucius
"Adoptez la devise du cadran solaire : je ne marque que les heures ensoleillées." O.S. Marden

La femme parfaite
J'ai parcouru le monde à la recherche de la femme parfaite. Après dix ans de recherche, je me suis résolu à rentrer chez moi.
Mon meilleur ami m'a demandé :
- Alors ? Tu l'as enfin rencontré ta femme parfaite ?
Je lui ai répondu
- Au sud, oui, j'ai trouvé la plus belle des femmes. Ses yeux étaient de braise, ses cheveux étaient d'or et son corps, pareil à celui d'une déesse.
Mon ami était enthousiaste : - Pardi ! Tu en as fait ton épouse ? - Malheureusement, elle n'était pas parfaite, car elle était très pauvre.
Alors, j'ai exploré le Nord et j'y ai rencontré une femme qui était plus riche que toutes les femmes de la terre réunies ! Elle ne savait même pas à combien s'élevait sa fortune !
- Alors, celle-ci, c'était la perfection, non ? - Non, lui répondis-je. Le problème, c'est qu'elle était la plus vilaine créature que j'aie jamais vue de ma vie.
Finalement, j'ai fui à l'Est et là bas, j'ai fait la connaissance d'une femme belle, riche et intelligente. Elle, oui : elle était parfaite...
- Eh bien... tu es marié avec elle ? demanda mon ami - Non. Parce que malheureusement, cette femme parfaite était aussi à la recherche de l'homme parfait !
Quand on recherche la perfection, il y a fort à parier qu'on trouve... la déception. Nul ni rien n'est parfait en ce monde. Il faut se résoudre à rencontrer l'imperfection et, parfois, à savoir rabaisser ses exigences. Nous-mêmes, sommes-nous toujours parfait pour exiger d'autrui qu'il le soit ?
Mieux : la perfection n'est-elle pas dans le renoncement à rechercher la perfection ?
Finalement, la véritable beauté n'est-elle pas dans ces petits défauts, dans ces anomalies qui nous rendent l'autre encore plus proche, plus semblable, plus cher ?
"Recherchez le succès, pas la perfection."
David Burns
"C'est une perfection de n'aspirer point à être parfait."
Fénelon

L'illumination de Michel Ange
Depuis qu'il était petit, Michel di Lodovico n'avait d'yeux que pour les sculptures dans les églises, les bustes de madone et les chérubins de marbre.
Cette obsession lui avait permis de survivre à bien des malheurs.
Ses parents étaient pauvres et, s'il n'avait été le plus talentueux de tous les jeunes apprentis sculpteurs du village, jamais il n'aurait obtenu une bourse pour suivre des cours en ville.
Mais, orphelin à 15 ans, il avait dû brader son talent pour survivre en taillant des stèles funéraires chez un artisan florentin.
Le soir, épuisé par le travail, il trouvait encore la force de suivre des cours chez Domenico, le célèbre sculpteur.
Mais celui-ci mourut avant que Michel n'ait pu obtenir de lui une lettre de recommandation pour exercer son art, comme c'était alors la coutume.
Le jeune sculpteur dut accepter les besognes les plus viles et supporter encore deux longues années la honte de n'être qu'un petit paysan inconnu du public. Parfois même il devait mendier pour ne pas mourir de faim.
Cependant, dès qu'il avait un moment, il se faufilait dans les églises ou les chapelles, pour admirer les sculptures et apprendre dans leurs lignes, leurs courbes et leurs rotondités les derniers secrets de son art.
Un soir, alors qu'il était en extase devant une madonna col bambino dans l'église de santa maria novella, il eut une illumination et comprit ce que d'autres n'avaient pas même entrevus.
A partir de ce jour, il se mit à sculpter les plus belles pièces que l'art ait jamais comptées. Il devint alors célèbre dans le monde entier, sous le nom de Michel Angelo.
Quand, à la fin de sa vie, son apprenti lui demanda quel était sa définition de la sculpture, Michel Angelo lui sourit et dit :
- Je vais te répéter ce que les anges m'ont conseillé ce fameux soir dans une église de Florence. "Prends un bloc de marbre et taille tout ce qui ne fait pas partie de la statue." ---------------------
Au fond, la vie agit avec nous comme Michel Ange avec ses statues : elle taille tout ce qui ne fait pas partie de la sculpture. Si on a de la chance, elle nous réduit à une sorte d'être fondamental, meilleur, plus pur. Dans le cas contraire, elle taille dans le vif et nous blesse.
La file indienne Les hommes marchent en file indienne à la surface de la terre
Chacun porte un sac à l'avant, un autre à l'arrière.
Dans le premier, nous plaçons nos qualités,
Dans le second, nos défauts... à chacun ses critères.
Durant cette longue marche qu'on appelle la vie,
Nous gardons les yeux fixés sur notre sac avant,
Pas encore arrivés mais déjà sûr d'avoir réussi.
Dans notre dos pourtant, le poids de nos vices pend lamentablement.
Nous feignons de l'ignorer, car nous sommes trop occupés,
A reprocher à notre prochain les défauts qui sont les siens
Nous nous jugeons meilleurs que lui et cependant,
Celui qui marche derrière nous en pense autant... ------- N'est ce pas là une situation que nous vivons quotidiennement ?
Ce petit texte doit nous rappeler que notre position parmi les hommes est toute relative : nous ne sommes ni meilleurs ni pires qu'autrui.
Il faut laisser à notre voisin le droit de changer, sans lui reprocher ses défauts actuels.
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"Le grave défaut est d'avoir des défauts et de ne pas s'efforcer de s'en corriger." Confucius

A quoi sert une pierre?
Le distrait chute à cause d'elle La brute la lance Le promoteur l'utilise pour construire Le paysan, fatigué par sa tâche, en fait un siège Pour les tous petits, c'est un jouet Pour le poète, tout un monde Avec elle, David a tué Goliath, Mais Michel Ange en a extrait la plus belle sculpture... Dans tous ces exemples, vous l'aurez compris, la différence n'est pas tant dans la pierre que dans l'homme. Il n'existe pas de pierre sur votre chemin que vous ne puissiez transformer en réussite !
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Vivre, c'est faire du soi avec de l'autre M. de Cornouardt L'annonce de Démosthène
Philémon, ami du grand orateur Démosthène, l'aborde sur la place du marché et lui demande :
- Maître, je veux vendre ma maison, tu la connais si bien pour l'avoir fréquentée lors de mes banquets. Pourrais-tu écrire une belle annonce que je laisserai à la vue de tous sur l'agora ?
Démosthène prit une tablette de cire, un stylet et se mit à écrire :
"Je vends une propriété enchanteresse, où chantent les oiseaux dès que pointe l'aube, où le vent agite les feuilles des oliviers, où une eau de source cristalline coule en abondance, où le patio baigné par le soleil naissant du matin offre au soir une ombre tranquille."
Des mois plus tard, Démosthène rencontre son ami et lui demande s'il a vendu sa propriété.
- Ah, non ! Je n'y pense même plus, lui répond-il. Quand j'ai lu ton annonce, j'ai compris quel trésor je tenais là et j'ai renoncé à m'en séparer.
Il arrive parfois que nous passions à côté des bonnes choses que nous possédons. Si personne ne nous ouvre les yeux, nous poursuivons des mirages en pure perte, alors que les trésors se trouvent à nos pieds.
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"Posséder sans jouir n'est rien." Esope

Souvenir de guerre
Mark Doffer rentrait chez lui, le vide dans les yeux, le carnage dans le coeur. Il avait échappé à la fureur du Vietnam. Pourtant il tremblait à la simple idée d'appeler ses parents d'une cabine téléphonique. Cela faisait si longtemps...
- Maman... papa... Je rentre. Ça y'est, je suis là.
Au bout du fil, en pleurs, le père et la mère de Mark n'osent prononcer un mot.
- Je... enfin, un ami m'accompagne. Je... Je vais l'amener à la maison.
- Pas de problème fils, répond monsieur Doffer. Ça nous fait plaisir.
- Il y a quelque chose que je dois vous dire, poursuit Mark, fébrile. Il a été salement touché pendant les combats et bon... il a une pâte folle. Une jambe en plastoc, quoi. Il n'a nulle part où aller et je veux qu'il vienne vivre chez nous.
Cette fois-ci, le silence fut plus long et embarrassé.
- Je suis désolé pour lui fils. Mais tu sais, chez nous, c'est petit. On pourrait certainement lui trouver un endroit pour vivre, ailleurs.
- Vous n'avez pas compris, coupa Mark. Je veux qu'il vive avec nous.
- Ecoute fils. Quelqu'un avec un tel handicap sera un fardeau pour notre famille. Nous ne pouvons pas accepter. Tu devrais rentrer et laisser ton ami trouver une famille qui pourra l'accueillir.
Alors, Mark raccrocha le téléphone. Ses parents n'entendirent plus parler de lui. Jusqu'à ce qu'un agent de police les appelle chez eux, quatre jours plus tard pour leur annoncer que Mark avait sauté du pont de San Francisco et qu'ils devaient venir l'identifier à la morgue. Face au corps de son fils, la mère de Mark fut prise de convulsions et son père détourna la tête. C'était bien lui, c'était Mark... mais avec une jambe et un bras en moins.
Un souvenir de guerre...

La brique
Il y a une quinzaine d'années, un jeune et talentueux golden boy de la city roulait vers la banlieue de Londres dans sa Jaguar rutilante, et fraîchement payée.
Il jetait un regard négligent sur les pauvres gamins qui jouaient sur le pavé, quand soudain, un objet non identifié croisa sa route et s'enfonça dans son aile droite avec un "blang" retentissant ! Une brique avait été lancée contre sa voiture.
Le goldenboy freina sec et fit marche arrière pour voir d'où était partie le projectile. Il rencontra un jeune garçon apeuré :
- hé, gamin ! qu'est ce que c'était que ce truc ? C'est toi qui as lancé cette brique ?
Face au silence embarrassé de l'enfant, l'homme sut qu'il était en face du coupable.
- Tu sais combien coûte cette voiture ? Ta vie ne suffirait même pas à me rembourser ! Bon Dieu, Pourquoi as-tu lancé cette brique ?
- S'il vous plaît monsieur... Ne criez pas. Je suis désolé. Je ne savais pas quoi faire d'autre. J'ai lance cette brique parce que personne ne se serait arrêté.
Des larmes creusaient des sillons sur la peau sale du gamin.
C'est mon frère monsieur, poursuivit-il. On jouait et il est tombé de sa chaise roulante. Tout seul je ne peux rien faire : il est trop lourd pour moi. Pourriez vous m'aider à le remettre dans sa chaise. Il risque de se faire écraser...
Le golden boy avait du mal à avaler sa salive. Sans plus attendre, il aida l'enfant paralysé à regagner son fauteuil. Il sortit un mouchoir brodé de sa poche et essuya les plaies du gamin avant de lui demander si tout allait bien pour lui. Il se tourna alors vers son frère, responsable de l'éraflure sur sa Jaguar, et lui proposa de les ramener chez eux.
Le golden boy ne fit jamais réparer l'aile de sa voiture de luxe. Il conserva l'éraflure car elle lui rappelait de ne jamais conduire si vite dans la vie qu'on dut lui lancer une brique pour attirer son attention.
Dans la vie, certaines briques sont plus douces que d'autres. Le golden boy n'a pas souffert personnellement... C'est sa voiture qui a subi les frais de sa morgue.
Faites attention à sentir le vent des briques qui arrivent sur vous avant qu'elles ne vous blessent. Anticipez, regardez autour de vous... peut être qu'un être souffre dans les alentours. Peut être que vous pouvez l'aider avant qu'il ne se manifeste en vous jetant quelque chose au visage.
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"Ayant médité la douceur et la compassion, j'ai oublié la différence entre moi et les autres." Milarepa
"Aider le blessé et le faible, c'est ce qui différencie l'homme de l'animal." H. Pratt

Ecoutez-vous votre instinct?
Un jour, le patron d'un empire industriel convoque son assistant polytechnicien pour un briefing de début de semaine.
Ce dernier, affolé, l'implore de prendre une décision, sans quoi l'une des entreprises du groupe courra à sa ruine.
Le self made man réfléchit un instant puis dit : "il faut faire cela !"
Le polytechnicien ne comprend pas et demande : "Mais monsieur, c'est contraire à toutes les lois du marché ! Pourquoi prenez vous cette décision ?"
Le self made man répond : "Je ne sais pas, mais je puis vous assurer qu'il faut agir comme je vous le dis."
2 mois plus tard, le Financial Times annonçait la surprenante reprise des affaires de cette entreprise.
Le polytechnicien, journal en main, pénètre dans la grand bureau du self made man pour le briefing hebdomadaire et dit : "Vous avez vu, monsieur ? C'est incroyable ! Les affaires reprennent !"
Pour toute réponse, le self made man se tourne vers le polytechnicien et dit: "Maintenant, je vais vous expliquer pourquoi j'ai pris cette décision".
Parfois, les circonstances nous imposent de prendre une décision. La raison ne peut pas tout expliquer et pourtant, il faut agir sans attendre.
Il est temps alors de se laisser guider par autre chose : l'instinct, l'expérience, l'habitude...
Ce sens inné de ce qu'il faut faire ou ne pas faire, cette aptitude à s'adapter aux circonstances et à prendre une décision sans revenir sans cesse sur ce que l'on a dit, distingue les grands patrons de leurs employés. Les self made man sont rarement arrivés au sommet par hasard...
La différence entre les grands patrons, les meneurs d'homme, ceux qui se sont faits tout seul, c'est qu'ils sentent ce qu'il faut faire davantage qu'ils ne le résonnent. Inspirez vous de cet exemple pour mener vos propres vies : parfois, il faut savoir écouter son instinct. On a tout le temps d'expliquer son acte par la suite.
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"Le patron ne sait pas comment on fait, il sait parfois pourquoi il faut faire mais sent toujours quand il faut faire."
M. de Cornouardt

Tout est question de ponctuation...
Un homme riche était au plus mal. Il prit un papier et un stylo pour écrire ses dernières volontés.
"Je laisse mes biens à ma soeur non à mon neveu jamais sera payé le compte du tailleur rien aux pauvres.
Mais le mourant passa l'arme à gauche avant de pouvoir achever la ponctuation de son billet. À qui laissait-il sa fortune ?
Son neveu décide de la ponctuation suivante :
"Je laisse mes biens à ma soeur ? Non! A mon neveu. Jamais sera payé le compte du tailleur. Rien aux pauvres."
Mais la soeur n'est pas d'accord. Elle ponctuerait le mot de la sorte :
"Je laisse mes biens à ma soeur. Non à mon neveu. Jamais sera payé le compte du tailleur. Rien aux pauvres."
Le tailleur demande la copie de l'original et ponctue à sa manière :
"Je laisse mes biens à ma soeur ? Non à Mon neveu ? Jamais ! Sera payé le compte du tailleur. Rien aux pauvres."
Là-dessus, les gueux de la ville entrent dans la maison

Pensez-y à deux fois
Une vielle légende indienne raconte qu'un brave trouva un jour un oeuf d'aigle et le déposa dans le nid d'une « poule de prairie ». L'aiglon vit le jour au milieu d'une portée de poussins de prairie et grandit avec eux.
Toute sa vie l'aigle fit ce qu'une poule de prairie fait normalement. Il chercha dans la terre des insectes et de la nourriture. Il caqueta de la même façon qu'une poule de prairie. Et lorsqu'il volait, c'était dans un nuage de plumes et sur quelques mètres à peine.
Après tout, c'est ainsi que les poules de prairie sont censées voler.
Les années passèrent. Et l'aigle devint très vieux. Un jour, il vit un oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage. S'élevant avec grâce, il profitait des courants ascendants, faisant à peine bouger ses magnifiques ailes dorées.
"Quel oiseau splendide !" dit notre aigle à ses voisins. "Qu'est-ce que c'est ?"
"C'est un Aigle, le roi des oiseaux," cacqueta sa voisine. "Mais il ne sert à rien d'y penser à deux fois. Tu ne sera jamais un aigle."
Ainsi l'aigle n'y pensa jamais à deux fois.
Il mourut en pensant qu'il était une poule de prairie.

La mort du responsable
La situation était devenue difficile pour l'entreprise. Les comptes étaient dans le rouge, les salariés démotivés.
Il était devenu urgent de réagir pour inverser la vapeur. Mais personne ne voulait assumer l'échec et prendre les bonnes décisions, les décisions courageuses.
Au contraire, le personnel réclamait des changements, pestait contre la direction, et prétendait que, de toute manière, il n'y avait pas de perspective de progrès pour l'entreprise.
Un jour, alors que tous les collaborateurs arrivaient au travail, on installa un grand panneau sur lequel était écrit :
"Hier, l'homme qui était responsable de la chute de votre entreprise est décédé. Vous êtes tous conviés à une cérémonie d'adieu dans le réfectoire."
Au début, tous les salariés furent attristés par l'annonce de la mort de cet homme, mais avec le temps, le sentiment de curiosité pris le dessus sur le chagrin et ils voulurent tous savoir qui était le responsable de leurs soucis professionnels.
L'agitation dans le réfectoire était si grande qu'il fallut appeler la sécurité pour organiser une file d'attente. Alors que l'on s'approchait du cercueil, l'excitation augmentait : "Qui est donc celui qui a entravé mon progrès dans l'entreprise ?" se demandait-on... "Encore heureux qu'il soit mort !"
Un à un, les salariés agités s'approchèrent de la dépouille, faisant mine d'être touchés au plus profond de leur âme.
Mais, que trouvèrent-ils dans ce cercueil ? Rien d'autre qu'un miroir.
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Il n'existe qu'une personne capable de limiter votre ascension dans la vie : c'est vous-même.
Vous seul pouvez opérer une révolution dans votre existence, vous faire chuter ou vous aider... C'est en votre for intérieur que vous pouvez puiser l'énergie nécessaire pour être le propre artiste de votre création... tout le reste n'est que justifications stériles.
*************************** "Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent jamais responsable."
Stanislaw Jerzy Lec

Le cric
Un représentant crève un pneu en rase campagne.
Il ouvre son coffre cherche son cric... en vain.
Pas de cric.
Comme il est sur une petite route de campagne, en plein mois de juillet il se dit que personne ne va passer par là pour le secourir.
Il décide de se rendre au village le plus proche, dont il voit le haut du clocher au loin, pour emprunter un cric.
Le chemin est long, il fait chaud, et en route, il se dit:
"Est-ce qu'il vont seulement avoir un cric à me prêter ?"
Il avance encore, et, tout transpirant, se dit :
"Et je connais les gens du coin, ils n'aiment pas les étrangers !"
Il marche encore, et se dit :
"Ils ne me connaissent pas, vont-ils seulement vouloir me le prêter, ce cric ?"
Et il continue ainsi, s'imaginant les scénarios les plus désagréables, étant pris à parti par les villageois qui trouvent louche qu'il veuille emprunter un cric, proposant de l'acheter, personne ne voulant lui en vendre un, etc. etc.
Il s'approche du village, de plus en plus énervé intérieurement, se met sur la place du village, et hurle :
"Eh bien, puisque c'est comme ça, votre cric, vous pouvez vous le garder !!!"

L'histoire du cordon violet
Un prof avait l'habitude, en fin d'études, de donner un cordon violet sur lequel on pouvait lire "Qui je suis fait toute la différence" imprimé en lettres dorées. Il disait à chaque étudiant à cette occasion pourquoi il l'appréciait et pourquoi le cours était différent grâce à lui. Un jour, il a l'idée d'étudier l'effet de ce processus sur la communauté, et envoie ses étudiants remettre des cordons à ceux qu'ils connaissent et qui "font la différence". Il leur donne 3 cordons en leur demandant ceci : "Remettez un cordon violet à la personne de votre choix en lui disant pourquoi elle fait la différence pour vous, et donnez-lui deux autres cordons pour qu'elle en remette un elle-même et ainsi de suite. Faites-moi ensuite un compte-rendu des résultats." L'un des étudiant s'en va, et va le remettre à son patron (car il travaillait à mi-temps) un gars assez grincheux, mais qu'il appréciait. "Je vous admire beaucoup pour tout ce que vous faites, pour moi vous êtes un véritable génie créatif et un homme juste. Accepteriez-vous que j'accroche ce cordon violet à votre veste en témoignage de ma reconnaissance ?" Le patron est surpris, mais répond "Eh bien, euh, oui, bien sûr..." Le garçon continue "Et accepteriez-vous de prendre des 2 autres cordons violets pour les remettre à quelqu'un qui fait toute la différence pour vous, comme je viens de le faire ? C'est pour une enquête que nous menons à l'université." "D'accord" Et voilà notre homme qui rentre chez lui le soir, son cordon à la veste. Il dit bonsoir à son fils de 14 ans, et lui raconte : "Il m'est arrivé un truc étonnant aujourd'hui. Un de mes employés m'a donné un cordon violet sur lequel il est écrit, tu peux le voir, "Qui je suis fait toute la différence". Il m'en a donné un autre à remettre à quelqu'un qui compte beaucoup pour moi. La journée a été dure, mais en revenant je me suis dit qu'il y a une personne, un seule, à qui j'aie envie de le remettre. Tu vois, je t'engueule souvent parce que tu ne travailles pas assez, que tu ne pense qu'à sortir avec tes copains et que ta chambre est un parfait foutoir... mais ce soir je voulais te dire que tu es très important pour moi. Tu fais, avec ta mère, toute la différence dans ma vie et j'aimerais que tu acceptes ce cordon violet en témoignage de mon amour. Je ne te le dis pas assez, mais tu es un garçon formidable !" Il avait à peine fini que son fils se met à pleurer, pleurer, son corps tout entier secoué de sanglots. Son père le prend dans ses bras et lui dit "Ca va, ça va... est-ce que j'ai dit quelque chose qui t'a blessé ?" "Non papa... mais.. snif... j'avais décidé de me suicider demain. J'avais tout planifié parce que j'étais certain que tu ne m'aimais pas malgré tous mes efforts pour te plaire. Maintenant tout est changé..." -------------------------------------------------------------- "Un enfant qu'on approuve apprend à s'accepter." Dorothy Nolte "Un mot prononcé avec bienveillance engendre la confiance. Une pensée exprimée avec bienveillance engendre la profondeur. Un bienfait accordé avec bienveillance engendre l'amour." Lao Tseu

L'ile aux sentiments
Il était une fois, une île ou tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris. Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler. Ils preparèrent donc tous leurs bateaux et partirent. Seul l'Amour resta. L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment. Quand l'ile fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide. La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau. L'Amour lui dit, "Richesse, peux-tu m'emmener?" "Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi." L'Amour decida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, "Orgueil, aide-moi je t'en prie !" "Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau." La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda, "Tristesse, laisse-moi venir avec toi." "Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !" Le Bonheur passa aussi à coté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendît même pas l'Amour l'appeler ! Soudain, une voix dit, "Viens Amour, je te prends avec moi." C'etait un vieillard qui avait parlé. L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla. L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir "Qui m'a aidé ?" "C'était le Temps" repondit le Savoir. "Le Temps ?" s'interrogea l'Amour. "Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé ?" Le Savoir, sourit plein de sagesse, et répondit : "C'est parce que Seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la Vie." (Histoire proposée par Christian Boucher) ------------------------------------------------------- "Demander ne coûte qu'un instant d'embarras; ne pas demander, c'est être embarrassé toute sa vie." Proverbe japonais

Le petit garcon et les ballons
Un petit noir regarde un marchand de ballons dans la rue. Ses yeux brillent. Il y a des ballons de toutes les couleurs, rouges, bleus, blancs, noirs, jaunes...
Le vieux monsieur qui vend les ballons voit le garçon qui hésite, puis prend son courage à deux mains et s'approche de lui.
"Dis Monsieur, est-ce que les ballons noirs volent aussi haut que les autres ?"
Le vieux Monsieur a presque la larme à l'oeil. Il prend le garçon dans les bras, l'installe sur un muret et lui dit :
"Regarde"
Il lâche tous ses ballons qui s'envolent en grappe et montent, montent, montent dans le ciel jusqu'à disparaître tous tellement ils sont hauts.
"Tu as vu ?"
"Oui"
"Est-ce que les ballons noirs sont montés aussi haut que les autres ?"
"Oui Monsieur"
"Tu vois, mon garçon, les ballons, c'est comme les hommes. L'important ce n'est pas leur couleur, ce n'est pas l'extérieur. Non, l'important, c'est CE QU'IL Y A EN EUX. C'est ce qu'il y a en toi qui fera toute la différence dans ta vie."
 La jarre abimée
Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules. L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route. Cela dura 2 ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages. Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille. Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable. Au bout de 2 ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source. "Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser." "Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?" "Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuire l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée. Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit: "Pemndant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin". Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau. Le porteur d'eau dit à la jarre "T'es-tu rendu compte qu'il n'y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti. J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses." Morale de l'histoire: Nous avons tous des éclats, des blessures, des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées. Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse, d'autres ne brillent pas par leur intelligence, d'autres trop grands, trop gros ou trop maigres, certains sont chauves, d'autres sont diminués physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes. Il vaut mieux prendre les autres tels qu'ils sont, et voir ce qu'il y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout. Il y a beaucoup de bon en vous, Tahar! Ceux qui sont flexibles ont la chance de ne pas pouvoir être déformés. Souvenez-vous d'apprécier tous les gens si différents qui peuplent votre vie ! Sans eux, la vie serait bien triste.
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