Depuis la fin de la guerre ,les restrictions finies ,les gens se lâchent à manger de plus en plus ,comme pour récupérer ,le temps perdu ,manger de plus en plus pour rattraper ,tout ces plats qui leurs sont passés sous le nez ,tout est bon pour ça ,si il y a des occasions de faire la fête c’est bon ,sinon on la trouve.
Jadis les gens se contentaient de peu ,il faut dire que les moyens de conservation n’existaient pas ,si on laissait un peu de couscous il risquait de tourner au vinaigre le lendemain (sabah) ,sinon on le réchauffait en guise de petit déjeuner pour avoir des forces pour s’acquitter des travaux très rudes des champs.
Le plat le plus répandu je pense que c’est le couscous ,c’est le quotidien avec la galette(Aghrum) ,la galette pour le déjeuner et le couscous pour le diner ,la galette de semoule d’orge ,d’une couleur brune ,ou de semoule de blé de couleur crème ,vivement malaxée dans un plat en bois par la maitresse de maison avec de l’eau du sel et de la farine pour éviter qu’elle colle elle est d’abord roulée en boule ,puis étalée savamment à la main de façon à obtenir un disque assez épais environ deux centimètres ,elle est mise à cuire et à dorer dans « voufrah » plat en terre cuite prévu à cet effet ,avant il faut donner quelque coups de fourchette afin de libérer l’excédent d’eau .
Je vous la conseille chaude avec une bonne huile d’olives de l’année ,ou alors une purée de piment si c’est la saison (pour le piment j’y reviendrais ).
Le couscous ,( Seksu )
celui que tout le monde fait à travers le Maghreb ,mais le notre est le plus envié ,car il est plein de bonnes choses et non pas de la graine arrosée d’eau jaunâtre comme au Maroc .
De nos jours le couscous est fabriqué de manière industrielle ,il est vendu en sac de 10 ou 25 kg ,prêt à l’emploi ,mais rien ne vaut celui qui est fait à la maison ,la maitresse de maison ou sa fille prend le plat en bois
« tharvouth » ,met la quantité de semoule avec du sel « certain salent à la fin d’autres au début ,par expérience ,il vaut mieux le faire au début pour que le sel fonde et s’intègre entièrement au couscous pour éviter l’effet de trop salé en mangeant , puis elle rajoute un peu de farine et arrose avec très peu d’eau et commence à le travailler « à le rouler » ,il est passé plusieurs fois au tamis afin de le calibrer en faire de la graine ,le tamis est important ,vous pourrez obtenir la grosseur que vous voulez ,du très fin au très gros ,le plus gros calibre c’est comme l’appelle les juifs « le plomb » car il ressemble vaguement au plomb de chasse (ahlalas) ,nous on dit « BERKUKES »
Une fois que le couscous est prêt la marmite aura été au préalable mise sur le feu « el kanoun » avec de l’eau de l’ail de l’oignon ,de la coriandre en grain moulue ces trois ingrédients sont très importants et donnent tout le gout au bouillon ,puis viennent les carottes ,les haricots verts ,cardons pour certains ,potiron ou courgettes pour d’autres ,pommes de terre aussi ,c’est selon les personnes et les saisons, sans oublier la tomate salée et séchée, le piment rouge moulu qui donne cette couleur rouge sang si appétissante ,avec « tacheddlouht » dessalée la vielle ,c’est un régal ,mais on l’accommode aussi bien avec du bœuf ,du mouton ou du poulet que la grand-mère prend sur son cheptel ,de ce bon poulet qui se nourrit lui-même car il sort ,dont la viande a un goût savoureux et non pas caoutchouteuse de celle des poulet de batterie qui n’ont jamais vu le soleil.
Le couscousest passé à la vapeur ,dans un couscoussier qui vient s’incruster au dessus de la marmite du bouillon ,et luté avec une pate a base de farine mouillée ou avec un ruban de tissu « aqfal »pour éviter que la vapeur ne s’échappe .
Cette opération est renouvelée deux fois ,ou trois fois c’est selon !
A chaque passage ,on verse le contenu dans tharvouth ,on l’égrène en enlevant les grumeaux ,au second ou troisième passage ,après égrenage ,on l’arrose avec très peu d’eau , « arddham » on ajoute le sel si c’est pas fait ,là je conseille de le passer au tamis ,puis deux cuillérée d’huile d’olive ….je vous dit que ça « ne jamais mettre d’huile d’olive avant car elle rend le couscous d’une couleur légèrement marron -brun.
Verkoukès ,
c’est le gros calibre ,indifféremment ,ou d’orge ou de blé ,on le passe à la vapeur aussi exactement comme le couscous ,dans une marmite ,faite un bouillon comme pour le couscous avec des légumes de saison de votre
choix ,sans oublier ceux de base comme l’ail l’oignon la coriandre ,le piment doux moulu ,ou fort pour les amateurs de sensations . à la cuisson du bouillon (on dit bouillon et non pas sauce) verser en grêle les grains de verkoukès et laisser mijoter (mijoter c’est cuire à feu doux ,il ne sert à rien de cuire à feu vif du moment que l’eau est chaude et la cuisson est meilleur croyez moi )
Taggzarth goumsal ,
se sont des crêpes cuite avec un bouillon comme celui décrit ci-dessus ,crêpes obtenues à partir de semoule de blé ,très malaxées ,étalées puis enduite d’huile d’olives ,et mises à cuire dans le bouillon on peut les retirer et les manger à part ou les déguster directement dans le bouillon une fois refroidi légèrement .
THAGGHZARTH oujenwi ,en fait c’est des pates très rudimentaires ,une fois que la semoule est mouillée salée et malaxée comme pour faire la galette on l’étale très longuement jusqu'à obtenir plusieurs couche comme pour un feuilletage sépares par de la farine afin que ça ne colle pas ,puis coupez avec un couteau de cuisine (ajenwi) vous obtiendrez des pates d’environ un centimètre sur quatre à cuire aussi au bouillon.
THAHVOULT EL MERQA ,
c’est de la semoule de blé ,des œufs ,certain y mettent de la levure chimique d’autres non ,pour ma part je préfère sans c’est plus ferme et ça ne s’effrite pas dans le bouillon .
Tahvoult tmellaline ,c’est le même principe avec de la levure chimique ,mais cuite a l’huile d’olives ,puis vous mettez d’œufs meilleur elle sera ,au petit déjeuner avec un bon café vous serez d’attaque et vous pourrez déplacer des montagnes.
Iwzzan ,sont obtenu en concassant grossièrement du blé ,(chez certain c’est el frik ) du blé vert bien sur ou des fois du blé sec ,ils sont ou passés à la vapeur ou cuits directement dans un bouillon .
ACHRAV ,c’est ce potage très pimenté que l’on fait en hiver pour se réchauffer ,ou passer un mauvais rhume ,on y mettant très peu
de blé dur , « iwzzan » d’où le nom achrav ouzzouzer .
TABAGHRIRT c’est l’omelette
Erfis ,(rfis ucegwaḍ)
crêpes de semoule cuites et durcies au voufrah ,puis émincées dans un plat en terre cuite ,et mijotées avec du lait de chèvre et si ça existe encore ,du beurre frais de chèvre ,à damner un saint…. croyez moi sur parole !!
Addhmine ou kharouv ,
les caroubiers étaient à profusion dans le temps au village et aux alentours ,on ramassait ces gousses marrons en forme de cornes de bouc ,elles étaient séchées puis moulues afin d’obtenir une farine brune d’un gout sucré très particulier , ou on rajoute de la semoule de blé légèrement dorée grillée au voufrah ou on l’utilisait telle qu’elle ,en y ajoutant de l’huile d’olive ,on peu faire de même avec de la semoule de blé dorée mais je préfère celle du caroube !(en même temps sachez que le carat pour mesurer la pureté de l’or vient viens de caroube ,on mesurait jadis l’or avec des graine de caroube 24 carat équivaut a 24 graines de caroubier )
Le piment « iffelfel » :
J’ai laissé les meilleurs en dernier ,le piment ,certains le craignent et a juste titre ,à cause de l’ulcère de l’estomac ,mais l’ulcère est provoqué par une bactérie nous dit on ,pour moi un repas sans piment est un repas gâché ,je hais les piments « dit » lehlou ou poivrons ,ça me fait penser à certains hommes sans consistance ,mollassons !
Je préfère de loin le corne de gazelle, le piment de Cayenne ou piment oiseau, celui un peu rondelet dit ouzzaghar ,mais qui est traitre par sa forme qui ressemble au poivron et qui vous déchire traitreusement .
lemhadjeb
Le corne de gazelle cuisez le à la vapeur, car grillée il vous reste aucune vitamine, et puis sa cellulose se détache facilement quand ils sont cuit a la vapeur, puis émiettez le à la fourchette ,rajoutez de la tomate fraiche sans peau ,légèrement du sel ,de l’huile d’olives et surtout ne le cuisez pas c’est indigeste ,de la galette ,un coin d’ombre et éteignez la télé et laissez libre court à votre imagination.
Nous ne sommes pas les seuls à consommer du piment ,les martiniquais ,antillais ,mexicains ,nous battent largement ,j’ai gouté a des piments antillais croyez moi ,c’était les flammes de l’enfer !
Awachkan :
c’est deux galettes l’une sur l’autre farcies ,les ancien y mettaient de la graisse d’agneau conservée dans du sel ,du piment doux rouge ,de l’oignon ou du piment bien souvent ,de nos jours on peut très bien y mettre à la place de la graisse une farce avec ce mélange : émincez de l’oignon ,de l’ail ,de la coriandre fraiche sel environ une demie cuillerée à café ,de la viande hachée que vous ferez vous-même ,car certain bouchers peu scrupuleux y mettent ce qu’ils veulent ,faites revenir ce mélange dans une poêle à frire jusqu'à la cuissons garnissez la galette de base sur toute sa superficie placez la deuxième par-dessus en lutant les bords de façon a les souder ,puis cuisez les et dorez les jusqu'à pleine cuisson sur un voufrah très chaud ,mettez les dans un grand plat ,découpez en parts ,encore chaud versez de l’huile d’olives et …. Je vous dit que ça …
TIGHRIFINE:
c’est des crêpés très grossières ,toujours de la semoule diluée très fortement afin d’avoir un liquide tares onctueux ,sur un voudra très chaud ,versez une demie louche de ce liquide étalez le bien ,couvrez avec un autre plat et surveillez la cuisson vous les verrez ,se couvrir de trous ,pour évacuer l’eau ,il faut que le fond soit croquant pour les retirer ,fait une bonne pile et
dégustez ,qui avec du sucre ,confiture ,à l’ancienne avec de l’huile d’olives encore une fois !
Ou alors ,c’est nouveau ,mettez de la purée de piment a l’intérieur rabattez le bord de façon a n’avoir qu’une demie crêpe dorez la des deux cotés et mangez !! n’appelez pas ça milles trous comme certains qui veulent européaniser à tout prix ce qu’ils voient ,juste TIGHRIFINE c’est leur noms !!
Je termine par ma gourmandise ,
AMEQFOUL!!!
C’est des légumes de saison coupés et cuit à la vapeur ,des œuf durs ,du couscous ,qui une fois cuits on les mélange ,dans un grand plat car c’est un plat convivial !on garni d’œufs durs coupés en moitié ,de piments entiers et
chacun verse devant soi ou de l’huile d’olives ou du beurre de chèvre,AMEQFOUL,varie de saison en saison ,le nec le plus ultra c’est celui du printemps ,quand toutes les fleurs et plantes bourgeonnent ,alors on cueille des boutons de coquelicot »jihvouddh » des fèves fraiches du jardin ,oignon toujours ,ail et des piments et des œufs durs ,qui remplacent la viande très onéreuse .
D’autres le font avec tout ces légumes en y rajoutant « aceddlouḥ » je crois que je vais arrêter sinon ….
Celui avec les boutons de coquelicot ,si vous ressentez une légère
somnolence ,c’est normal ,le coquelicot est de la famille des papavéracées ( des pavots) dont on extrait l’opium !
Ceux qui font achrav ,ou verkoukès rajoutent des fois « tava3ouqt » qui est une plante carnivore ,très urticante désagréable verte mais très bonne une fois cuite !
C’est pas vraiment des recettes que je donne ,mais juste un aperçu sur ce qu’était notre quotidien ,les gens malgré tout mangeaient bien et
sainement ,de nos jours ,on mange trop et dangereusement ,car avant avec très peu de nourriture les gens travaillaient a longueur de journée et étaient très bien portant ,ils consommaient de la viande et très peu ,à des festivités qui étaient rares ,ou ils sacrifiaient un poulet ,un lapin ,un agneau ou un chevreau a l’aid .
Le pain ou Aγrum
du boulanger on le voyait rarement ,si un parent allait au marché ,il nous rapportait un pain ,tout chaud qui sentait bon ,on avait le droit à un bout chacun ,maintenant il y a des boulangeries a profusion au village qui vous font un pain à moitié cuit ,qui durcit très vite ,ou alors qui vous tombe des bras ,car les boulangers n’ont aucune formation et travaillent à l’a peu près ,un boulanger de tazmalt livre les boutique du village tout les matin un pain qui sent très bon et qui craque qu’on on le mange ,le secret c’est quand vous prenez une baguette de pain ,il faut voir les coups de lame que le boulanger a donné avant de le mettre au four ,ces entailles libèrent l’eau ,d’autres pour gagner au poids ne le font pas il vous donnent le pain avec la mie non cuite, encore pâteuse.
Les villageois était hardis à la tache ,ne passaient pas leur temps au café ,il y en avait qu’un à ma connaissance ,café maure ou café turc comme on les appelait ,maintenant c’est devenu des « cafeterias » ,je vois pas pourquoi on utilise un mot italien pour les designer ,le kabyle qui est notre langue aurait pu en fournir un .mais on préfère ce qui vient d’ailleurs.
Pour revenir aux braves takerboustois ,ils se lèvent à l’aurore ,ils mettent le bat et tout les ustensiles sur l’âne ,avec un couffin ,ou alors « lejvira » ce petit couffin avec un couvercle en fibre de palmier nain tressées et cousues avec une cordelette du même matériau ,dedans on y met invariablement des figues de l’année ,encore farineuses ,certain les parfument au thym sauvage « za3tar » ,de la galette d’orge ou de blé cuite le matin même ,une boite avec de l’huile d’olive ,du piment en purée bien sur si on est en saison ,avec ça il est capable de défricher un vallon sans se plaindre ,au moment du repas il n’y a pas vraiment d’heure ,au coin d’un feu de souche le paysans se délecte de ces bonnes choses .
Maintenant on sur mange comme si on avait peur de manquer ou de tomber
d’inanition ,de devenir anémique ,et toutes ces bonnes choses c’est pour aller se prélasser au cyber ,trainer au café ,ou regarder les pousseurs de ballons à l’ENTV.
On cultive des diabètes ,on prends des kilos ,mais on est content d’acheter douze baguettes alors qu’il en faut que deux les autres les poules ou les chèvres s’en chargeront ,juste pour faire mieux que le voisin !le plus dangereux c’est les pâtisseries ,gazouz et autres sucreries .
Il y a eu les années de disette ,ou les gens se rabattaient sur ce qu’ils trouvaient ,jusqu'à manger de la farine de glands ,du son
« aguerchal » ,taglasth c’est du son mais repassé à la meule ,ils s’accommodaient de tout pour survivre ce qui les empêchaient pas de travailler et de défricher des terrains inaccessibles ,regardez vers thamourth ouguemaddh et vers la vallée vous verrez leur travail ..
SOCIETE DE SUR CONSOMMATION QUAND TU NOUS TIENT …..
Que ça vous empêche pas de manger et de vous porter bien …..
Vessaou ath aamar waali
Dans les foyers kabyles, les plats traditionnels tiennent une place prépondérante dans la cuisine familiale. Outre les valeurs nutritives incontestables de ces mets, cette tendance que les temps n’ont pas changée permet de maintenir vivant un art culinaire séculaire. Cependant, des personnes, mieux informées, mieux équipées et disposant d’ingrédients autrefois rares, tentent de donner à cette cuisine traditionnelle un aspect moderne notamment sur le plan esthétique.
Ah ! Les bons plats de grand-mère !
Pour connaître l’engouement des habitants de la Kabylie pour leur cuisine traditionnelle, il n’y a qu’à se rapprocher des restaurateurs de la région qui en sont les mieux placés pour nous instruire. Idir, restaurateur à Akbou, est catégorique : « Il suffit d’afficher sur son menu Couscous, Ameqfoul, Tiâasbanine, Aghrom, Tikourbabine, etc. pour voir sa clientèle monter en flèche ! Les gens en raffole des plats de chez nous». La même frénésie est réservé aux pâtisseries locales, tels lefendj (les beignets), tahboult n’tmelleline (l’omelette kabyle), Tighrifine (les crêpes), etc. dans les cafétérias et pâtisseries. Par ailleurs, les libraires de la région affirment que les livres de cuisine kabyle sont les plus demandés parmi les livres de recettes.
Néanmoins, les plats cuisinés dans les restaurants sont loin d’égaler ceux préparés par nos bonnes vieilles grand-mères. On ne prépare pas un plat traditionnel en suivant des instructions d’une recette. Plusieurs éléments subjectifs ne peuvent être expliqués dans un livre, tels le rythme dont chacun cuisine, la qualité des ingrédients, les proportions exactes, la nature des ustensiles, etc. La cuisine kabyle est une cuisine du coup d’œil. La cuisson tient également une plus prépondérante. Il faut savoir cuire sans nuire. Farida Ait-Ferroukh et Samia Messaoudi, nous expliquent dans leur ouvrage de référence, Cuisine kabyle, (Edisud, Aix-en-Provence, 2004) qu’il existe quatre principaux modes de cuisson : cuisson à la vapeur, cuisson sous forme de bouillon, cuisson sous forme de soupe et la cuisson dans l’eau ou du lait.
Isekimen s ẓerẓur Asperges
(Les asperge avec étourneaux grillés )
Selon le même ouvrage, l’alimentation kabyle assurerait la longévité et une excellente santé. Les céréales constituent l’aliment indispensable et incontournable. Le secret réside dans la manière de les traiter et des techniques de maniement de la pâte (pétrissage, aplatissement,...).
en raison de la composition nutritive des principaux éléments et de la manière dont ils cuisinés. En revanche, les nouveaux modes de cuisson dévitalisent les aliments, tels les feux très vifs, les autocuiseurs, etc. Pis, l’introduction du four à micro ondes et du papier aluminium complique davantage la situation.
Quand la nourriture rapproche les gens Elmetred
Slimane Azem –paix à son âme- disait : « Yak rebbi-tnegh yiwen, an-neçç kan am’atmaten, deg yiwen udebsi » (Nous sommes tous des fils d’un Dieu Unique, autant manger en frères dans un plat unique).
Ce passage à lui seul en dit long sur les liens familiaux et sociaux qui s’établissent et se renforcent autour de la nourriture dans la société kabyle. En effet, le repas est l’instant chaleureux où toute la famille se réunit pour manger autour d’un seul et même plat. La symbolique est de taille. Dans certaines familles, avant de commencer à manger, l’aîné ou le père récite une prière dans un silence religieux. Si un membre de la famille est absent, selon la tradition, une cuillère est posée à sa place comme s’il était toujours présent. A la fin du repas, notamment au dîner, c’est l’occasion de discuter en famille, un moment privilégié de communication.
La nourriture ne rapproche pas seulement les membres de la même famille mais aussi les voisines et les voisins. « J’adore partager les repas que je prépare avec mes voisines et goûter à tout ce qu’elles préparent. J’aime qu’on apprécie mes repas. C’est très important pour mon épanouissement en tant que femme », confie Hayet, 32 ans, mère d’un enfant.
Tideknin Mnenint
Ces propos dénotent on ne peut mieux l’importance qu’accordent les filles et les femmes à l’apprentissage de la cuisine. « Pour les parents, une fille bien élevée est aussi une fille qui sait bien cuisiner en particulier les plats traditionnels, peu importe qu’elle sache préparer ou non les « nouveaux » plats venus d’ailleurs », nous explique notre interlocutrice avant d’ajouter : « On donne aussi une importance capitale à la propreté. Par exemple, avant d’entamer la préparation d’un mets, une femme doit obligatoirement mettre le foulard (timehremt) sur la tête afin d’éviter qu’un cheveu ne tombe dans la soupe, ce qui est en soi un sacrilège ! Par ailleurs, la plupart des jeunes filles d’aujourd’hui sont instruites et au diapason de ce qui se fait ailleurs, elles s’initient à l’art culinaire chez elles et certaines d’entre elles réussissent un travail comparable à celui des cuisiniers professionnels ».
Il n’y a pas de fête sans le couscous
Le couscous (appelé Seksou chez les Kabyles) est désormais « un plat transculturel», le plus internationalisé des plats berbères. "Victime de son succès, le couscous subit le même sort que la pizza et est désormais accommodé à l’orange, aux crevettes, [...]", pour reprendre un passage du livre cité plus haut. Seksou est sans doute le plus consommé dans la région. Sa recette peut être différente d’une région à une autre. Il peut être préparé avec ou sans viande. Avec ou sans sauce. Avec des légumes frais ou des légumes secs. Avec des herbes fraîches au printemps ou des épices moulues. Toutes les viandes s'apprêtent à la préparation : mouton, boeuf, poulet, lapin, gibier et même le gras double.
Ce mets est le roi de la fête en Kabylie. Il est servi lors des fêtes familiales (mariage, circoncision, etc.) et des fêtes traditionnelles et religieuses (Yennayer, Anzar, tsebyita, taâachourt, etc.)
Le couscous est aussi le plat préparé à l’occasion d’un décès. « Ce qui est énigmatique, c’est que même quand la recette est la même, sa saveur diffère selon qu’on le mange à l’occasion d’une fête de mariage, à la maison ou à l’occasion d’un décès. C’est cela le secret du couscous aussi », nous dit M. Tarik, jeune enseignant au secondaire.
Le pain ne peut remplacer la galette
La galette (Aghrom) est confectionnée quotidiennement et servie à tous les repas. Elle est même indispensable pour beaucoup de personnes. C’est le cas dans la famille de Ferroudja, mère de famille, qui nous dit : « Mes enfants ne mangent pas le pain, ils me réclament tout le temps « aghrom » et je suis obligée de leur préparer jusqu’à six galettes par jours ! Même au petit-déjeuner, ils préfèrent tartiner des tranches de galette bien chaudes ! Ils ne soucient pas que la semoule et l’huile d’olive soient trop chères ! »
La galette est une pâte pétrie de forme ronde, traditionnellement cuite dans le poêlon de terre. Les ingrédients pour la préparer sont la semoule fine, le sel, l’huile d’olive, de l’eau légèrement tiède. Les mêmes gestes sont répétés de mère en fille et depuis plusieurs générations : d’abord, la femme mélange la semoule avec le sel dans un grand plat (Tarvouyt), ensuite elle verse de l’huile d’olive et remue jusqu’à ce que les grains soient bien huilées. Elle mouille le tout avec de l’eau et le pétrit jusqu’à ce qu’elle obtienne une pâte bien lisse et ferme qu’elle divise en deux boules et qu’elle étale avec ses mains ou à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Elle obtient un disque dont l’épaisseur varie selon les goûts (généralement de 1 à 2,5 centimètres). Elle le pique à l’aide d’une fourchette à divers endroits et la fait cuire sur le poêlon précédemment chauffé et huilé et ce, jusqu’à ce que la galette prenne une belle couleur dorée ! La manger toute chaude imbibée dans de l’huile d’olive est un vrai régal !
Karim kherbouche et Mouloud illoul
Mise à jour
Le lait en poudre ou en liquide d'autres fois bien sure pas comme celui d'aujourd'hui qui a un goût et une odeur bizarre
pour vous dire que rien n’était perdu à cette époque ,si il restait plus de bouillon « el merqa » et qu’il restait encore du couscous , nos grand mères connaissaient l’art d’accommoder les restes. Bien sur si la quantité ne convenait pas elle était donnée aux poules ,qui ne se nourrissaient que de bonnes choses en ce temps là ,aguerchal »son » ,reste de la famille ,vers ,herbes et des gravillons afin de digérer tout ça et de faire de belles coquilles a leurs œufs. Donc ce restant de couscous était accommodé avec des œufs de la même bestiole decrite plus haut ,d’où son nom de « seksou sth melaline » , il est préparé dans un plat en terre cuite « thavaqith » ,soit avec des œufs durs ,ou une omelette emiettée et melangée avec l’ensemble ,dès que la maitresse de maison le sort du feu c’est la ruée des enfants qui s’en gavent comme des oies !! Pour le piment « ifelfel » en ces temps là il n’y avait pas de serres ,le piment c’était saisonnier , sinon on consommait celui que les femmes avaient enfilé a un fil et étendu dans la maison afin de le faire sécher al la chaleur du kanoun ,il devenait rouge ,on s’en servait comme condiment ,dans le bouillon on émiettait un ou deux piment ce qui suffisait a relever le gout et a bruler les gosiers des plus tendres. Ou alors on le mélangeait a de la coriandre moulue et de l’ail avec de l’huile d’olive et conservé dans un bocal en verre ou dans ces fameuses boites de lait « guigoz » si hermétiques et chères a nos grands-mères. On gardait ce condiment « maison » tout le long de l’année ,pour parfumer ragouts et bouillons des jours de ramadan ,des aides ,ou de tout les jours ,c'était certainement plus sain ,que ceux fabriqué a l’usine ,jumbo ou autre marques plus ou moins taiwannaise avec es produits douteux et au gout incertain ! Pour les jours les plus froids ,j’ajouterais ,el bazin ,tahvoult el merqa,tighrifines,thawachkant ,thavaghrirth,tameqfoult rfis ouchegadh su yefki ,ou ce piment séché avec de l’huile qu’on appelle ichufan ,sans oublier les champignons ramassés en foret (iverchecha )ramassés sous les arbustes « afouzel »il faut faire très attention car certains sont tres toxiques voir mortels ,ou désagréables comme icciccith ou meksa ou (vesse de loup) En été c’est le piment vert iskinen ,les asperges sauvages blanchit a l’eau (cuit) aux quelles on rajoute des œufs . Il y a thaghighacht « épinard » sauvage ,si cher a popeye plante qui lui redonnait des forces ,on s’est aperçu après que c’était juste pour écouler un excédent d’épinard qu’on a fait ce fameux dessin animé !mais notre façon de les accommoder reste très bonne . En fait c’est juste pour faire un tour d’horizon pour voir ce que nos aïeux
mangeaient ,c’était peu ,mais c’était sain ,ils privilégiaient la qualité à la quantité ,que reste t il de nos plats ? on est aux frites ,des choses huileuses (huile de palme cancérigène) ,des trucs sucrés d »ou les cholestérols et diabètes ,arrosés d’eau infecte que les pouvoirs publics nous forcent à boire (pour les frites ; coupez les ,lavez et séchez les ,et cuisez les une fois a feu doux ,pour quelles blanchissent (il faut qu’elle soient cuites a moitié ) Puis mettez a feu vif il faut que l’huile soit très chaude et recuisez les une deuxième fois ,vous aurez de belles frites dorées et croustillantes et pas des trucs mous et huileux
T.I & M.V
Statistiques des Aliments conçomés au Magrèbe en générale Euope et Us
La viande : Aksum
USA : 100 à 120 Kg /personne / An
Canada: 90 à 110 Kg /Personne / An
Europe (france) : 80 Kg / Personne / An
Pays du Magreb : 2.5 à 05 Kg / Personne/ An
poisson : iselman
USA : 45 à 55 Kg /personne / An
Europe (france) : 35 Kg / Personne / An
Pays du Magreb : 6 Kg / Personne/ An
Miel : Tament
USA : 8à 10 Kg / personne / An
Europe: 3.5 Kg / Personne/ An
Pays du Magreb : 200 g / Personne/ An
Conclusion
(Akka yennak Baba aγlayet )
Ruh tura amek ur tfecelḍara, amek adawiḍ 8 swaya3 ixeedim
la mal nutrition = peuple chétif inproductif toujour fatigué malade....
on peut dire itett di ras elmal
NB:Vos commentaires n'apparaitra qu'après l'activation Merci pour votre compréhension
Allah ghaleb …… Nous consacrons beaucoup d’imagination à chercher chez les autres ou dans une espèce de fatalité, la responsabilité de tout ce qui nous arrive ou ne va pas chez nous. On entend à chaque coin de rue, dans les cafés, chez soi, partout « c’est a cause de ….ou de.. » Ou encore et surtout « allah ghaleb ».comment pouvoir évoluer, changer, si l’on parvient à se convaincre soi-même, que l’on n’y peut rien au nom du fatalisme ressemblant plus à de l’immobilisme et a de la paresse. Le soir d’Algérie
Copyright (c)2008 http://www.takerboust.fr Anessuf yeswen gher w Asmel unsib n tadart taqerbust Le site officiel de Takerboust